Sorry Kamal ... mais je ne pouvez pas résister à cette tentation ultime de mettre en ligne les images scintillantes de Rajini dans "Kuselan" : "Kuselan" by Kollywoodtoday (c'est la version Telugu) ...
Rien à dire, Rajini paraît très stylé et jeune ... et Nayanthara est vachement sexy !!!!! Il est temps de dévoiler le verdict concernant le film Kollywoodien le plus attendu de ces derniers temps ...
Depuis quelques mois, ce film avait crée une vrai furie chez les spectateurs et surtout au sein de notre population. La grandeur de Kamal Hassan s'accentuait de jour en jour et les effets crées par le projet prenait effervescence au fil du temps.
Le fait que le film avait pris une ampleur internationale avec notamment le témoignage de grandes personnalités internationales, avait placé "Dasavatharam" au sommet de toutes attentes.
La question aujourd'hui serait de comprendre si en effet, "Dasavatharam", a pu satisfaire tous ces espoirs ...
Histoire
12ème siècle : Siècle où l'empire Chola est à son cime. L'empereur Kulothunga Chola II (Napoleon) qui est un ardent fidèle de la divinité hindoue Shiva, ordonne à sa population d'ôter toutes traces d'une autre divinité hindoue qu'est Vishnu. Par conséquent, l'unique statue de Vishnu est sortie de son temple pour ensuite être mis à l'eau.
Rangaraja Nambiar (Kamal Hassan), un fidèle de Vishnu, s'oppose à cet enlèvement et en paye de sa vie pour l'amour qu'il avait pour cette divinité. Kothai Radha (Asin), son épouse, se trouve la mort à la suite de son décès.
21 ème siècle (fin décembre 2004) : Govind Ranghasaamy (Kamal Hassan) est un scientiste d'origine indienne qui travaille dans un laboratoire privé en Californie spécialisée dans la biotechnologie. Sa dernière recherche aboutit sur un virus capable d'anéantir la race humaine de par son simple effet dévastateur. Le Président des États-Unis, George W.Bush (Kamal Hassan), décide à ce moment de réserver une somme colossale dans la recherche en biotechnologie. Cependant, le responsable du laboratoire voit les choses autrement et décide de vendre l'arme à des terroristes. Govind n'a que le temps de sauver son arme et de s'enfuir de tout risque quelconque.
Malheureusement, un ancien agent de la CIA, Chris Fletcher (Kamal Hassan), se lance à sa poursuite pour retrouver le virus. Or dans un état confus, l'arme est envoyé par erreur sous colis en Inde à une destinataire nommée Krishnaveni (Kamal Hassan). Tandis que Govind poursuit sa recherche jusqu'en Inde, Chris s'aide de Jasmin (Mallika Sherawat) pour pourchasser ce dernier.
Après quelques débâcles avec un agent des intelligences indiennes, Balram Naidu (Kamal Hassan), Govind réussit à retrouver la veuve de 91 ans, Krishnaveni, et sa petite-fille Andaal (Asin). Mais malgré ces efforts, l'objet échappe à nouveau de ses mains et s'isole dans une statuette. La chasse commence alors ....
C'est durant cette mise à l'aventure que Govind et Andaal font la connaissance de nombreuses personnes qui indirectement sont à la source de certains changements dans la recherche de ce virus.
Que ce soit le chanteur punjab Avtaar Singh (Kamal Hassan) et son épouse Ranjitha (Jeyapradha), le militant intouchable Vincent Poovaraghan (Kamal Hassan), le géant Kalifullah Mukhtar (Kamal Hassan) et ses parents (Nagesh et KR.Vijaya) ou encore le maître d'art martiaux japonais Shingen Narahashi (Kamal Hassan) ... chacun a sa part de jeu.
Acteurs :
Quelques lignes suffiraient-t-elles pour décrire l'encyclopédie de talents que possède Kamal Hassan ou même pour exposer les qualités incomparables de cet acteur extraordinaire (...)
"Dasavatharam" n'est pas un simple film mais tout simplement un film de Kamal Hassan. Il est le sang et la chair de cet oeuvre cinématographique. Fierté de tout un pays, il n'a que confirmé par ce film qu'il est la définition même du terme 'acteur' et que nul ne peut se comparaître à lui. Il est d'une vérité générale d'affirmer qu'il s'est excellé dans chacun des rôles car le mot 'excellence' est propre à lui.
Pour ceux qui veulent encore plus savoir sur l'immensité de ce Zeus du 7ème Art, il suffit de se référencer à la chanson "Uzhaga Nayagane" qui relate parfaitement le chemin de ce combattant éternel ...
Le rôle de Rangarajan Nambiar restera le rôle le plus captivant dans le sens où c'est le seul personnage qui fait transpirer les c½urs de par sa fureur et ses émotions très fortes. Cependant, d'autres rôles comme celui du militant villageois, de l'agent des intelligences indiennes (qui rappelle l'accent du comédien TS.Balaia) ou encore celui du chanteur punjab qui lutte contre la mort ... ont été exprimé à merveille.
Asin avait décroché l'occasion en or de jouer au côté d'un acteur tel que Kamal Hassan, dans un film aussi convoité. La beauté du Kerala a satisfait tous les spectateurs en rendant pleinement justice à sa présence dans le film. Même si son rôle de Kothai Radha était assez limité, elle avait trouvé le compromis avec le rôle de Andaal qui lui a même donné autant d'opportunités que pour Kamal Hassan. À la fois hystérique et naïve croyante, elle a su donné du charme et des couleurs au film. Mais avouons que son rôle était de valeur minime dans le cours de l'histoire.
Mallika Sherawat n'aura que servi grossièrement à secouer son popotin et exhiber ses portes jartelles. Dommage que Kamal Hassan n'a pas servi de Emraan Hashmi pour cette soit disant élite Bollywoodienne !
En clair, un rôle sans la moindre utilité.
Après un long intervalle, Jeyapradha a charmé les spectateurs avec un retour à Kollywood réussit. De même, le panier d'acteurs a été bien garnit avec entre autre Nagesh, KR.Vijaya, Rekha, P.Vasu, le poète Kabilan, le chorégraphe Raghuram, MS.Baskhar, City Babu, Vayapuri et tant d'autres. Sans oublier bien sûre Napoleon qui s'est surpassé dans son rôle d'empereur infâme et cruel.
Musique :
Le travail musical de Himesh Reshamiya avait rapporté quelques avis mitigés quelques semaines plus tôt. Là encore, les critiques ne se sont pas tues. Pourtant, il faut admettre que sa contribution a été notable même si elle ne tend vers pas vers l'exception. "Kallai Mattum" inaugure parfaitement le film car la signification et la vigueur de cette chanson est d'envergure. La voix de Hariharan est magnifique et s'allie avec beauté au rôle poignant de Rangarajan.
"Oh Sanam" aussi caresse nos c½urs de part ses paroles très sensibles, la musique mélodieuse de Himesh et la voix majestueuse de l'authentique Kamal Hassan. "Muhunda" emboîte le pas, et "Uzhaga Nayagan" se donne comme une belle cerise sur le gâteau.
Bien évidemment, "Ka Karuppanukum" était le seul regret en tout terme.
En tout cas, l'absence de AR.Rahman se ressent facilement pour un film aussi grandiose.
Devi Sri Prasad pour sa part à très remarquablement réalisé son travail au niveau de l'accompagnement musical même si il faut avouer que ce n'est pas très impressionnant.
Autres :
La contribution personnelle de Ravivarman, directeur de la photographie et cadreur, est d'une grande qualité car en terme de cinématographie, sa tâche était très immense. Mais grâce à un travail poussé et très réfléchit, il a réussit à surélever la classe du film. On lui doit notamment les prises d'angles élargies et en hauteur qui sont très réussit.
Au niveau du décor, il faut se rendre compte à quel point la splendeur a été respectée. Que ce soit les scènes liées au 12ème siècle dirigées par Sameer Chanda, le laboratoire ultra-moderne de Prabhakar ou encore la réplique de la Maison Blanche de Thotta Tharani ... le travail d'ensemble est d'un niveau international très mérité.
Ashmit Khunder avait pour sa part l'une des missions les plus contraignantes qui était le montage. Mise à part quelques erreurs par-ci par-là, les efforts de ce dernier sont très appréciables. Car lorsqu'il s'agit d'un film aussi architectural, on peut se douter des tâches très impérieux qui peuvent se cacher derrière la caméra.
Les regrets se voient malheureusement au niveau des effets visuels et maquillages. Certains maquillages dépassent la crédibilité et tendent vers une certaine fiction. Une impression de voir des poupées en plastique se ressent très vite (George W.Bush, la vieille, le maître des art-martiaux et surtout l'ex agent de la CIA). En tout cas, on peut quand même apprécier le travail de Michael Westmore car les efforts que ce dernier a fournit est d'une grande notoriété.
En ce qui concerne les effets visuels, la transition entre chaque rôle a été réalisée à merveille. Mais par contre les soit disant scènes de tsunami manquent cruellement de fiabilité. La scène où la ville est noyée sous l'eau est remarquable car elle met en avant des scènes réalistes, par contre les vagues géantes et l'immersion ont été banalement réalisé. Ceci s'accentue notamment sur certaines scènes qui ne nécessitaient pas d'assistance graphique mais qui au final gave un peu les spectateurs. Au final, le résultat semble être de niveau moyen même si pour les spectateurs indiens ceci reste exceptionnel.
Les scènes d'actions de Andy Dixon sont là encore juste correctes, sans autres termes. La scène de course-poursuite est moyen.
Climax :
Assez confus.
Conclusions :
Il est vrai que "Dasavatharam" est un film qui sort de l'ordinaire. Beaucoup de grandeur et de noblesse pour un film de grande qualité. Cependant,le département technique n'a été à la hauteur que sur certains domaines. Sur le reste du plan, il faut tout simplement admettre qu'on est très loin de la qualité de travail Hollywoodienne. Les graphiques ainsi que les maquillages ne sont pas si exceptionnels comme prévu.
Le thème du film a été assez mal interprété dans la mesure où la philosophie de Kamal était remarquable mais l'ambiance commercial du film a éclipsé ses thèses. En clair, KS.Ravikumar a plutôt mis le film a sa sauce en mélangeant un peu de tout et en se focalisant moins sur certaines incohérences. Mais heureusement que Kamal Hassan qui s'était occupé du scénario et des dialogues, a sauvé le film de par ses talents indescriptibles.
En terme plus général, "Dasavatharam" est un film très différent et un film très remarquable de par le seul et unique Kamal Hassan. Il est tout simplement majestueux.
Mais de là à dire que le film en lui même mérite des récompenses et des acclamations ...c'est tout un autre débat. En tout cas, les seules mérites ne peuvent être décernés qu'au "Uzhaga Nayagan" Kamal Hassan. Excusez moi, au "Maha Uzhaga Nayagan" Kamal Hassan !
ANALYSE
Qu'est ce que la théorie du Chaos ?Pour comprendre cette théorie, il faut tout d'abord comprendre l'un des éléments indissociables de cette théorie qu'est l'effet papillon. Ce dernier consiste à dire que à partir d'un événement, d'autres événements se sont enclenchés jusqu'à causer un chaos. L'expression la plus célèbre est :
« Prédictibilité : le battement d'ailes d'un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ? »Un exemple :
À cause d'un embouteillage, une voiture dut s'arrêter.
À cause du passager qui se trouvait à bord, un homme s'approcha.
À cause de sa haine à l'égard du passager, l'homme sortit un pistolet de sa poche et tira.
À cause de la mort du passager, un pays entra en guerre contre un autre pays.
À cause des alliances internationales de ces deux pays, le continent s'embrasa.
À cause de l'importance du continent sur la scène mondiale, la terre entière bascula dans la guerre...
Tout cela, au départ, à cause d'un simple embouteillage.Cet enchaînement est en fait la source de la Première Guerre Mondiale.
En ce qui concerne "Dasavatharam", la philosophie de Kamal Hassan veut nous faire comprendre que le tsunami a été engendré par la mise à l'eau de la statue de Vishnu des milliers d'années plus tôt. C'est à dire que le poids de cette statue a crée une fissure au niveau des plaques terrestres du continent asiatique et de là a été à l'origine du glissement de ces derniers en 2004.
De même l'incorporation des dix rôles signifient entre autre que chaque rôle était à la source d'une variation dans le cours du destin. Sans l'un l'autre n'aurait pas fait ceci, sans lui l'autre ne serait pas vivant (...) voilà la théorie.
Dieu existe-t-il ou pas ?Dans la scène de conclusion, il demande à Asin "Pourquoi Dieu n'a pas tenté d'éviter la mort de ces millions de gens ?" ... et cette dernière lui répond "Il a évité le pire en sauvant la vie des milliards d'hommes (le virus)". De là, Kamal Hassan lui dit ironiquement "Tu penses que Dieu avait eu l'idée des milliers d'années plus tôt de créer une fissure sur les plaques terrestres pour endurer un tsunami des milliers d'années plus tard" ...
Cet enchaînement de dialogues est très significatif dans la mesure où une part de vérité existe dans chaque camps. Mais lorsque Asin lui demande "Tu veux dire que Dieu n'existe pas ?" ... Kamal Hassan lui répond intelligemment "Je ne dis pas qu'il n'existe pas, mais que ce serait bien qu'il existe" !
Kamal Hassan exprime avec fermeté de par ses dialogues ses théories d'athées. Donc il faut tout simplement comprendre que la problématique universelle du "Dieu existe-t-il ou pas" ... n'a pas été résolue par Kamal Hassan dans ce film comme il l'était dit par certaines sources.
Les quelques incohérences :- Andaal déclare sa flamme à Govind alors que derrière eux, des centaines de cadavres gisent sur le sable. Quelle façon impressionnante de dire son amour !
- Le tsunami envahit toute la ville. Quelques heures plus tard, l'eau disparaît. Or nous savons que dans la réalité, l'eau avait stagné quelques jours.
- Les accidents s'enchaînent dans ce film. Mais bizarrement, à tout moment les victimes en sortent indemnes sans la moindre égratignure.